Je soutiens

Publié le 19 Août 2020

Des « amis » Facebook raillent mon soutien au Président de la République et « en même temps » mon soutien à Ségolène Royal ou à la volonté de Laurent Joffrin de reconstituer une force sociale-démocrate. Pourtant mon positionnement est clair et contrairement à certains commentaires je reste sur la même ligne politique.

Si je soutiens Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle, je ne suis pas un militant engagé de la République en Marche pour deux raisons : d’une part je reste attaché à mon engagement à gauche, je ne suis pas du tout sur le concept « ni gauche ni droite ». La vie démocratique impose l’existence de deux forces permettant une alternance. D’autre part, je ne pense pas que l’on puisse construire une force politique avec des premiers de cordées. Un parti politique doit respirer la vie et donc se nourrir de toutes les composantes de la société.

En revanche, je reste un soutien au Président de la République qui a su dans un contexte difficile rassembler des femmes et des hommes de gauche et de droite pour gouverner le pays. Son action pour lutter contre le chômage de masse en soutenant les entreprises, sa volonté de préserver un modèle social, son progressisme, son engagement pour l’Europe et la France dans le monde ont tracé une ligne politique que je soutiens. 

Le Parti Socialiste auquel j’ai adhéré s’est détruit dans des luttes internes. L’union construite par François Mitterrand s’est dissoute par la faiblesse de ses leaders. Il est devenu aujourd’hui l’ex-ps seulement capable de rechercher des alliances pour exister. Quand d’anciens camarades me traitent de « traite », ils oublient la décomposition du parti de la gauche de gouvernement alors que jusqu’au bout pour ma part j’ai soutenu le Président Hollande contre des frondeurs, rappelant à ces derniers l’exigence d’union. Mais cette union n’était plus possible entre des motions de congrès incapables de s’entendre.

Que donnera la recomposition de la vie politique française ?

Si une force politique de gauche de gouvernement se reconstitue, je la soutiendrai. Mais cette force ne peut se constituer sur une simple opposition contre Emmanuel Macron. L’ex_PS d’Olivier Faure est aujourd’hui sur ce créneau alors que de nombreuses mesures prises l’auraient été par un gouvernement social-démocrate. C’est la politique de l’absurde, une fois au pouvoir la parole politique n’a plus de crédibilité.

Peut-être que cette force politique n’aura pas la capacité de gouverner tout de suite. Il est préférable de proposer une ligne claire et d’influer pour peser sur les orientations.

Je ne pourrai pas soutenir une force en guerre politicienne contre Emmanuel Macron qui a su unir des électrices et électeurs modérés de gauche et de droite lors de la dernière élection présidentielle. Il est important de reconnaître son action et son engagement contre les politiques extrêmes.

Je soutiendrai la volonté de créer une force de gauche gouvernementale capable de réfléchir sur une ligne politique crédible. Il convient de rassembler la gauche de gouvernement pour sérieusement se mettre au travail ! Donnons « le temps au temps » mais travaillons sur une ligne politique clairement engagée pour une gauche de gouvernement.

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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