SFIO PS Gauche Réformiste

Publié le 21 Octobre 2017

Une nouvelle page se tourne pour l’histoire de la Gauche. Après la SFIO fondée en 1905 par Jean Jaurès, puis le Parti Socialiste rassemblé par François Mitterrand au congrès d'Épinay en 1971, la création d’une nouvelle force politique, répondant à notre époque, s’impose pour une Gauche réformiste.

Le Parti Socialiste a été un grand parti permettant, dans une Vème République d’abord combattue, de gagner les élections, de gouverner la France, d’adopter de grandes réformes sociales, sociétales et environnementales pour le pays. Les socialistes ont su se rassembler et construire des majorités autour de la gauche réformiste pour gouverner.  

Mais, nous sommes entrés dans une nouvelle époque. L’action gouvernementale, dans un monde redéfini et ouvert, est plus complexe. L’éducation du peuple renforce le besoin d’une démocratie plus participative. Le Parti socialiste s’est perdu dans d’interminables batailles idéologiques internes et le cloisonnement de son organisation.

La gauche réformiste ne dispose plus d’une formation politique à la hauteur de ce qu’elle représente. La volonté de refonder le Parti Socialiste est louable, mais cela ne convient pas à la nécessité de répondre aujourd’hui aux besoins d’une organisation neuve, plus ouverte sur la société, démocratique dans son mode de fonctionnement et claire dans son engagement politique.

L’enjeu est important. Il ne s’agit pas de reconstruire une force sur des désaccords profonds en faisant semblant de s’entendre pour un moment, dans une opposition proclamée pour gagner une élection. Cela ne suffira pas pour gouverner demain. Il ne s’agit pas non plus de proposer de nouvelles consultations pour un nouveau fonctionnement alors que les habitudes sont bien trop installées.

Il faut bâtir du neuf. Nous devons être une nouvelle fois « l’abeille et l’architecte » pour construire la formation politique progressiste à la hauteur de la Gauche Réformiste. L’enjeu est de taille car dans notre démocratie, nous avons besoin d’une force politique gouvernementale de gauche pour assurer l’alternance.

Il nous faut aussi repenser nos alliances. Si jusqu’ici la gauche réformiste s’est alliée avec le Parti communiste pour unir la gauche, la situation politique impose d’être ouvert à de nouvelles alliances pour constituer des majorités crédibles de gouvernement.

Bâtir une force politique engagée clairement dans la voie d’une gauche réformiste, avec un fonctionnement pleinement démocratique, utilisant les nouveaux moyens de communication sans esprit de clans, une force ouverte à de nouvelles alliances pour gouverner, c’est l’enjeu maintenant.

Bâtissons ce nouveau mouvement pour une Gauche Réformiste.

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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