Le Congrès du bocal !

Publié le 9 Janvier 2018

Après plus d’une dizaine d’années de militantisme au Parti Socialiste, j’ai pris dernièrement le recul nécessaire pour observer avec amusement le jeu dérisoire de ces Congrès dans le bocal …

La refondation annoncée à grands cris n’a pas eu lieu … le combat interne des tribus va pouvoir se dérouler… Il était impossible de remettre en cause ce grand moment de jouissance des cadres du parti ! On se demande parfois si ce n’est pas leur seule raison d’être … s’ils sont encore capables de penser autrement …

Pour le poste de 1er Secrétaire, les candidatures se dévoilent plus rapidement qu’annoncé, sur tous les tons depuis la plus directe « je me déclare ! », jusqu’à la plus sournoise … « si vous me le demandez, je me présenterai et j’y suis prêt ! » … S’achemine-t-on vers un combat de coqs ? Encore trop tôt pour le dire, même si seul les « ils » se sont jusqu’ici avancés.

Ils y seront bientôt tous, il faut se déclarer pour exister … du plus à gauche des frondeurs, au plus modéré, tous vous dis-je, vous les aurez tous. Et ils vont sortir à nouveau le grand jeu des postures, des incantations, des déclarations d’intention jusqu’à l’impossible à réaliser … on est dans un jeu, tout cela ne compte que pour du beurre. Alors, on peut se lâcher et faire croire au miracle.

Ainsi, l’appareil est en marche, prêt à faire front dans le bocal. Les troupes suivront … ils signeront, se rangeront derrière une bannière, soutiendront. Ils se déchireront avec conviction, avec tactique ou avec nostalgie, mais ils viendront participer au grand bal des postures.

Au final, tout se réglera autour d’une table, on arrangera les comptes … et chacun repartira avec son butin de postes et de fonctions… enfin ce qui reste à partager car le gâteau est de plus en plus maigre ….

Et pendant ce temps, il faut gouverner la France, la terre continue de tourner et le monde de se transformer.

Ce qui manque aujourd’hui à la gauche de gouvernement, n’est-ce pas tout simplement le courage !

Le courage de construire quelque chose de neuf.

Le courage d’oublier l’avenir d’un parti pour penser à l’avenir de la France.

La gauche a autre chose à faire que perdre son temps dans les guerres d’ambitions et de postures.

Mais où est le courage pour mener la reconstruction ? Jusqu’ici, je ne le vois pas !

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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B
On nous a sorti de la route, on ne peut pas faire comme si on y était encore. L'épreuve du pouvoir nous a tué et pas qu'hier, quand Mauroy est parti on n'était déjà plus sur le projet envisagé. On a perdu comme les communistes, la réalité nous a filé entre les doigts.Nous n'avons pas cherché à prendre notre part du pilotage des entreprises, nous n'avons su défendre le service public en ne lui demandant d'être exemplaire. Nous avons laissé l'UE être habitée par les idées de droite; Notre internationalisme est un village Potemkine ! J'arrête, tout est à reprendre et le champ de bataille nous est fermé ! Merde !
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