Maintenant, elle ira cracher sur la tombe du P.S !

Publié le 13 Octobre 2018

Ce fut ma dernière intervention au Parti Socialiste en tant que secrétaire fédéral à la rénovation du parti. Je m’étais à l’époque, une fois encore, insurgé contre les pratiques de ce parti, avec ses combinaisons d’appareil sans queue ni tête, empêchant de dégager une ligne politique claire.

Le 1er secrétaire de la section de Paris, Emmanuel Grégoire, avait concocté une liste pour les sénatoriales associant les motions du parti, permettant à Marie-Noëlle Lienemann de recouvrer son poste de sénatrice.

François Hollande venait d’annoncer son retrait, il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle. S’en était fini du Parti Socialiste. J’étais persuadé qu’aucun candidat ne pouvait plus gagner cette élection et qu’il faudrait, au final, seulement tout faire pour barrer la route à la candidate de l’extrême droite.

Ma colère était immense. Comment, après la fronde de ces imbéciles qui avaient joué avec le feu pour se donner une notoriété, pouvait-on ainsi leur offrir encore des mandats du P.S dans des jeux d’appareil ?

Mais, Il fallait sans doute donner, une nouvelle fois, à cette dame du parti un poste pour qu’elle puisse vivre …

Ce parti, mon parti était en train de crever faute de savoir trancher pour proposer aux françaises et aux français une orientation politique. Mais les petits cadres du parti n’étaient préoccupés que par leur jeu de poste !

Emmanuel Grégoire peut être satisfait … il est aujourd’hui 1er adjoint à la mairie de Paris et le Parti Socialiste est à l’agonie.

Marie-Noëlle Lienemann claque la porte avec son poste de sénatrice, acquis par les voix des socialistes, et crache sur la tombe du Parti Socialiste devenu « un canard sans tête » selon ses propos.

Il n’y aura d’avenir pour la gauche réformiste sans la création d’une nouvelle force politique.

Ce parti a été fondé par François Mitterrand au temps de la guerre froide, avant l’accélération de la mondialisation. Nous sommes entrés dans un nouveau temps. Les réponses politiques ne sont plus celles d’hier.

Il nous faut un nouveau Parti Socialiste réformiste dans ce siècle et cela ne viendra pas du P.S actuel.

Philippe Allard

Rédigé par Philippe Allard

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J
Ce qui se passe au PS est positif. L'irréconciliable s'en va, les Maurel, Lienemann, Dray qui en parle, Hamon après avoir mis la clé sous la porte et fait vendre le Solférino - faut-le-faire - il détient un record ! Et, à souhaiter, que chacun/e emmène son "courant" pour "dépolluer" politiquement. Reste la construction ... lorsque Faure oppose une politique anti-libérale à Macron ! Le mot libéral - n'est pas un "gros mot" - c'est un mot progressiste donc de gauche. L'émancipation est progrès, le renouvellement du monde, qui s'oppose au conservatisme, à la reproduction d'un système et économiquement au libéralisme, c'est à dire à la main mise des monopole sur l'économie, des corporatismes par le lobbying? S'y opposer est la voie libérale, celle du progrès. Il faut bien commencer par une "mise-à-jour" culturelle. Il y a ... 15 ans le mot 'individu' était un gros mot, ça évolué, et je suis d'accord avec la "formule" de François Hollande " du socialisme des individus". Ce qui n'est pas individualisme .....Pour cela peut être ne faut-il pas une équipe de "tête pensante" ? La question est posée. Par ailleurs, les socialistes n'ont pas leur place dans la macronnie qui politiquement à droite, les jeux sont faits.
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