La candidature Villani : un bol d’air pour Paris !
Publié le 5 Septembre 2019

Les appareils politiques sont à la manœuvre. La REM condamne cette candidature pouvant affaiblir son candidat. Le PS est au contraire aux anges, les apparatchiks qui encadrent Anne Hidalgo ont le sourire. Ils espèrent pouvoir profiter de cette candidature pour permettre la réélection d’Anne Hidalgo et donc conserver leur poste dans toute la municipalité. Car ne nous y trompons pas, derrière l’affichage politique de gauche, le PS était devenu une machine à poste et Paris en a lourdement fait les frais.
Cette candidature de Cédric Villani apparaît bien comme un bol d’air pour Paris. L’enjeu est en effet essentiel pour répondre aux défis de cette grande métropole mondiale.
Ce qui a été le plus catastrophique dans la gestion de la municipalité par l’équipe d’Hidalgo, c’est cette incapacité à penser l’avenir. Les projets ont été lancés dans la précipitation, sans réflexion d’ensemble, et ils ont été menés à la hue et à la dia. Pour reprendre une expression populaire entendue : Paris est gérée comme une envie de pisser. Ça vient d’un coup et hop on mène les travaux sans penser aux conséquences.
Cette incapacité à se projeter dans le temps a conduit également à mener des opérations d’urbanisme totalement déconnectées des enjeux de notre temps. On supprime ainsi un jardin place de la République, on bétonne toute la place et on s’aperçoit ensuite qu’il faut végétaliser. On construit un immense hall de supermarché au centre de Paris, sans réfléchir aux enjeux du développement durable. On pourrait ainsi multiplier les exemples, et malheureusement cette politique incohérente a un coût, la dette explose.
Toute la politique d’Hidalgo à Paris est menée sans cohérence, sans réflexion suffisante, sans projection dans l’avenir. Il faut donc tourner la page si l’on veut relever les défis de cette ville, préparer sérieusement l’aménagement urbain pour demain.
La candidature de Cédric Villani est donc un réel bol d’air. D’une part, cette candidature permet de sortir des combinaisons d’appareils politiques dans les arrières boutiques. D’autre part, ce mathématicien a compris l’importance de ce « en même temps » essentiel d’une bonne gestion assurant à la fois l’écoute de la population et la nécessité de penser pour l’avenir l’aménagement urbain. C’est ainsi en tenant les deux bouts que l’on pourra répondre aux enjeux de cette superbe ville sans brutaliser ses habitants.
Alors oui, un peuple libre n’a pas besoin d’un appareil politique pour lui dire pour qui voter. Il n’y a rien de gauche dans la politique d’Hidalgo : la ville est plus chère, plus ségrégative, plus sale dans les quartiers populaires non touristiques, plus polluée, avec plus d’insécurité. C’est le peuple de Paris qui n’en peut plus de cette politique.
Alors oui, de gauche, je soutiens Cédric Villani.
Philippe Allard
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